Évidemment, côté belge, la satisfaction est immense. À l’issue de ce que la RTBF qualifie de “véritable démonstration”, les Diables rouges ont éliminé les États-Unis, le pays hôte de la Coupe du monde, sur la pelouse du Lumen Field de Seattle, en huitièmes de finale (4-1). Ils “ont eu le dernier mot face à Trump et à la Fifa”, se félicite Le Soir. Une référence à l’intervention du président américain auprès de Gianni Infantino pour annuler le carton rouge (et le match de suspension qui l’accompagne) reçu par Folarin Balogun, le meilleur buteur des Américains dans le tournoi.

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Un attaquant qui a finalement peu pesé sur la rencontre, souligne le New York Times. Le quotidien note qu’il n’a touché que 19 ballons en 90 minutes, le total le plus bas de tous les joueurs alignés au coup d’envoi, y compris Amadou Onana pourtant sorti du terrain sur blessure après 21 minutes. Il n’a tiré que trois fois au but.

Dans l’ensemble, c’est toute la Team USA qui a déçu alors que ses supporteurs espéraient la voir atteindre les quarts de finale pour la première fois depuis 2002. “Pendant trois semaines, c’était la meilleure Coupe du monde de tous les temps pour les États-Unis”, remarque le Los Angeles Times. “Les Américains ont marqué plus de buts, disputé plus de matches et généré plus d’intérêt que n’importe quelle autre équipe américaine dans l’histoire”, ajoute le quotidien californien.

Mais dès le début du match, les joueurs ont paru “perdus sur le terrain”, observe CNN. “Les stars montantes des USA, qui ont joué avec tant de confiance leurs quatre premiers matches” se regardaient les uns les autres, “attendant de voir qui montera au créneau face à leur premier adversaire d’élite”.

Les Belges ont marqué après neuf minutes seulement grâce à Charles De Ketelaere et une défense pas irréprochable. “On ne reconnaît pas l’équipe qui avait vaincu la Bosnie-Herzégovine”, s’est lamenté CBS Sports. “Une mi-temps à oublier”, pouvait-on lire sur le site. Car si les Américains sont revenus à un partout à la demi-heure de jeu, grâce à un coup-franc dévié de Malik Tillman, ils ont laissé la Belgique reprendre l’avantage moi. Encore des errements en défense et encore un but de De Ketelaere. 2-1 à la pause.

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Rien ne s’est arrangé par la suite. À la 57e, Matt Freese, le gardien américain, “a commis l’une des pires gaffes du tournoi”, regrette ESPN. Il est sorti de ses cages pour stopper De Ketelaere, qui lui a pris le ballon alors qu’il tentait de le dégager. Hans Vanaken a eu une opportunité de tirer, de très loin, dans le but vide : 3-1.

Le poids de la polémique ?

Dans la foulée, Christian Pulisic, “le cœur et l’âme de l’équipe”, d’après NBC News, a quitté le terrain, blessé. Et puis, Romelu Lukaku, l’attaquant belge, a soigné ses statistiques dans les arrêts de jeu avec son troisième but du tournoi. La Team USA reste coincée en huitièmes de finale comme lors de ses trois dernières Coupe du monde.

“La Belgique a démoli les États-Unis”, résume ESPN, ironisant sur le lieu, Seattle, ville d’origine de Starbucks, et le “jeu décaféiné” des Américains. “Ce sera la partie la plus dure à accepter pour les Américains”, prévient le Washington Post.Ils quittent la Coupe du monde de la même façon que les autres sélections américaines : avec assez de promesses pour croire que quelque chose de plus grand était possible et assez de preuves pour comprendre pourquoi l’objectif était trop difficile à atteindre. Après tout le bruit, tous les espoirs et toutes les controverses, ils restent une nouvelle fois du mauvais côté d’une rue qu’ils tentent de traverser depuis 24 ans”.

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USA Today a tenté d’expliquer cette prestation des joueurs, loin des standards attendus. “Leur ineptie a peut-être quelque chose à voir avec la tempête médiatique des derniers jours, dont ils n’étaient pas responsables”, avance une tribune titrée “le rêve de Coupe du monde de l’équipe américaine est mort salement”. En cause, le président américain et son coup de fil à la Fifa. “Toute la sympathie que l’équipe a générée pendant le mois qui vient de s’écouler a été polluée par la puanteur des sales manigances de Trump”, s’agace l’autrice de la tribune.

La Belgique affrontera l’Espagne en quart de finale à Los Angeles vendredi. La “Roja” est venue à bout de son voisin portugais grâce à Mikel Merino, auteur du seul but de la rencontre à la 91e minute sur une “passe prodigieuse de Ferran”, salue Marca. L’Espagne, championne d’Europe et l’une des grandes favorites, retrouve les quarts de finale pour la première fois depuis son titre en 2010.

En revanche, “le Portugal paie les erreurs de Martinez”, estime A Bola, en référence à Roberto Martinez, son sélectionneur contesté. Le quotidien sportif signale qu’après 27 matches et 11 buts marqués en six participations, Ronaldo a probablement fait sa dernière apparition en Coupe du monde. Il a fini le match en pleurs. “Combien de tes larmes, Cris, sont des larmes du Portugal ? ”, demande A Bola.

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