Dans Des Fleurs pour Algernon, un roman de science-fiction publié en 1966 par l’Américain Daniel Keyes, une souris devient super intelligente après avoir subi une opération du cerveau, avant de décliner inéluctablement. Un personnage humain ayant reçu ce traitement subit le même destin funeste. Une étude publiée mercredi 16 septembre dans Nature fait irrésistiblement penser à Algernon, les souris opérées ayant été dotées de cellules humaines. Mais la comparaison s’arrête là : si les rongeurs n’ont pas vu leurs capacités cognitives exploser, ils pourraient servir à mieux comprendre certaines maladies humaines du neurodéveloppement.
Le père de cette étude, Sergiu Pasca, physicien et chercheur à l’université Stanford (Californie), a de la suite dans les idées. Depuis une quinzaine d’années, il développe des méthodes pour cultiver in vitro des populations de cellules cérébrales humaines (neurones, astrocytes…) – on parle d’organoïdes. Plus récemment, il les a combinés entre elles en « assembloïdes » pour tenter de disposer de modèles les plus réalistes possible du fonctionnement, normal et pathologique, du cerveau humain.
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