La coalition militaire menée par Riyad accuse les houthistes d’avoir lancé un drone sur La Mecque. L’engin a été “intercepté” et “détruit”, “avant qu’il n’entre dans l’espace aérien interdit de la sainte capitale”, affirme un communiqué publié mardi. L’Arabie saoudite a brièvement déclenché des alertes aériennes dans plusieurs régions du sud du pays, près de la frontière avec le Yémen, dont une pour La Mecque. “C’est la première fois depuis près d’une décennie qu’une alerte de sécurité est déclenchée” dans la ville sainte, observe Al-Jazeera. Les rebelles pro-iraniens houthistes ont de leur côté démenti mercredi avoir attaqué La Mecque, qualifiant cette accusation de “mensonge”. Cet incident survient alors que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi se sont rencontrés mardi au Caire, où ils ont appelé à garantir la liberté de navigation en mer Rouge. Début septembre, les houthistes ont lancé une grande offensive et se sont emparés d’une partie du littoral yéménite, dont le détroit clef de Bab El-Mandeb.
Le nom de Trump ne peut être affiché sur le Kennedy center, statue un juge américain. Dans une décision rendue à l’issue d’une audience en référé mardi, le magistrat Christopher Cooper a estimé que le nom du président américain ne pouvait être inscrit sur le bâtiment de ce haut lieu culturel de la capitale, “sans l’accord du Congrès”. Peu après cette annonce, le conseil d’administration du Kennedy Center – largement acquis à Trump – a voté la fermeture immédiate du centre. Cette décision a été “presque unanime” et se fonde sur des “raisons de sécurité”, a justifié le président américain qui a, dans la foulée, conditionné des travaux de rénovation à une décision de justice favorable en ultime ressort à ce que son nom soit affiché sur l’édifice. “Des voix critiques accusent les dirigeants du centre d’exagérer les problèmes liés à l’état du bâtiment afin de justifier une fermeture qui, selon eux, pourrait dissimuler une mauvaise gestion financière”, depuis le retour au pouvoir de Trump en 2025, souligne The Washington Post.
Nouvelles arrestations dans la communauté LGBT en Turquie. L’opération des autorités turques, entamée dimanche, s’est poursuivie mardi avec l’interpellation d’une centaine de personnes à Ankara et Istanbul, provoquant la colère des partis d’opposition et d’organisations de défense des droits humains. Selon The Middle East Eye, 150 manifestants ont notamment été arrêtés devant le palais de justice de Çaglayan, à Istanbul, alors qu’ils protestaient contre l’arrestation par la police de dizaines de personnes dans des bars gay et aux domiciles de militants LGBT. Le chef de l’État, Recep Tayyip Erdogan, prend régulièrement pour cible cette communauté qu’il qualifie de “perverse” et à laquelle il impute la chute drastique de la natalité.
Washington prépare une importante livraison de bombes à Israël. “Cela pourrait être l’un des plus importants envois de munitions américaines jamais effectués” vers Israël, “alors même que le soutien de l’opinion publique américaine” à l’État hébreu “est en baisse”, observe The New York Times. Selon plusieurs médias américains qui se sont entretenus avec des responsables de l’administration Trump, Washington s’apprête à approuver la vente pour un total de 2,8 milliards de dollars d’au moins 40 000 bombes à Israël, financée indirectement par les contribuables américains. La livraison doit notamment inclure 20 000 MK-84, des ogives d’une tonne parmi les plus puissantes de l’arsenal américain qui, selon un site de l’armée, peuvent projeter des éclats mortels jusqu’à 370 mètres du point d’impact. La révélation de ces informations survient alors que de nombreux démocrates font campagne pour les législatives de cet automne sur une réduction du soutien à Israël, dénonçant le nombre de civils palestiniens tués par l’État hébreu.
À Istanbul, le quartier d’Üsküdar illustre l’étouffement de la démocratie turque
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