“DE VILLE EN VILLE” (2/5). La deuxième ville du Portugal est faite de lieux emblématiques mais aussi de recoins moins connus des touristes. “Público” visite Porto aux côtés d’un spécialiste du street art qui dévoile ses trouvailles au fil des déambulations. Un circuit complété par une étonnante bibliothèque d’écrivain et les antiques réservoirs d’eau.
Porto ne se livre pas entièrement au premier regard, on le sait bien. Il y a la ville que n’importe quel visiteur reconnaît tout de suite – façades colorées, tramways qui accompagnent le fleuve, chorégraphie bien connue des vues et des dénivelés – et une autre, moins immédiate, qui se laisse attraper si on ralentit le pas. Et pour celle-là, il faut affiner son regard : un personnage collé sur un étroit pan de mur, un cœur répété en rouge et vert, un azulejo [carreau de faïence typique du pays] qui apparaît sans autorisation, une signature qui n’est que du gribouillis pour les uns mais une langue pour d’autres.
Pour João Kendall, qui propose des circuits sur le street art et la culture urbaine de la ville depuis plus de dix ans [via la plateforme Porto with Locals], c’est pratiquement “une autre ville dans la ville”. Et c’est peut-être bien ça : une Porto qui se lit aussi par signes.
La Baluarte-Exposição de Arte Urbana n’est pas un signe mais un immeuble de parking transformé en une espèce de galerie verticale. C’est notre porte d’entrée pour le monde de l’art urbain de Porto, celui qui fait partie du Programme d’art urbain de Porto (PAU) lancé en 2014 [par la municipalité] et demeure non domestiqué. Parce qu’avant qu’il y ait un programme, un guide, des commissaires d’expositio
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Lancé en mars 1990, “Public” s’est très vite imposé dans la grisaille de la presse portugaise par son originalité et sa modernité. S’inspirant des grands quotidiens européens, il propose une information de qualité sur le monde.
Tous comme ses confrères, ce journal de référence édite chaque semaine différents suppléments, comme Ípsilon, consacré à la culture. Il a aussi élargi son public en publiant notamment P3 pour des lecteurs plus jeunes en collaboration avec les étudiants de journalisme de l’université de Porto.
Le point fort de son site : des dossiers complets sur des thèmes d’actualité portugais.
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