L’Union européenne peut-elle, et veut-elle, accueillir de nouveaux Etats membres en son sein ? Après l’adhésion en 2013 de la Croatie, puis le Brexit décidé par les Britanniques lors d’un référendum en 2016, le sujet de l’élargissement était passé au second plan à Bruxelles, malgré la volonté d’une dizaine de pays candidats, dans les Balkans notamment, de rejoindre le club des Vingt-Sept.
L'’invasion de l’Ukraine par la Russie, fin février 2022, a changé la donne. Les dirigeants européens ont, à cette occasion, redécouvert l’intérêt, pour des raisons géopolitiques, d’un possible élargissement. Mais, depuis quelques mois, la dynamique politique en faveur de l’intégration de l’Ukraine et d’autres pays s’essouffle, tant le sujet est politiquement risqué en ces temps de morosité économique et de montée de l’extrême droite partout sur le Vieux Continent.
C’est dans ce contexte que la Commission européenne a dévoilé, mardi 6 octobre, ses préconisations pour préparer une Union à plus de 30 membres. « Aujourd’hui, nous posons les bases pour faire en sorte qu’une Union élargie soit également une Union plus forte (…) A mesure que les pays candidats progressent sur la voie des réformes, l’UE doit être prête à les accueillir, rappelle sa présidente, Ursula von der Leyen. Cela implique de préparer nos institutions, d’adapter nos politiques aux nouvelles réalités et de veiller à ce que notre budget reflète nos ambitions communes. »
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