Après les violentes pluies qui ont frappé la Côte d’Ivoire lundi 29 juin, provoquant des inondations et des glissements de terrains meurtriers, le pays a établi un premier bilan de ses victimes. “Alors même que nous ne sommes qu’au début de la saison des pluies”, les inondations “ont fait 59 victimes en Côte d’Ivoire”, a déclaré le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, le mercredi 1er juillet, rapporte Bloomberg. “Un nombre particulièrement élevé”, alors que les autorités craignent que le bilan ne s’alourdisse lors de la saison des pluies, qui se déroule habituellement de fin mai à fin juillet.

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Dans les pays voisins d’Afrique de l’Ouest, le Ghana recense “15 tués”, a précisé le porte-parole des pompiers ghanéens, cité par le média économique. Des inondations ont également touché certaines régions du Bénin, du Togo et du Nigeria, sans faire de victimes, en tout cas d’après la communication officielle de ces pays, constate The Guardian.

Inondations politiques

“Le phénomène est tellement récurrent que la nécessité de trouver des solutions durables est devenue un impératif”, commente le quotidien burkinabè Le Pays. “À la faveur du changement climatique, les pluies diluviennes se sont intensifiées sur le continent noir où, d’Est en Ouest et du Sahel à l’Afrique du Sud en passant, entre autres, par l’Afrique centrale et la région des Grands Lacs, aucune zone n’est épargnée.”

Au Ghana par exemple, “pour le mois de juin, les précipitations totales s’élèvent à 593,2 millimètres, soit le total le plus élevé jamais enregistré dans l’histoire du pays en un seul mois”, constate le média ghanéen Graphic Online.

Les autorités ghanéennes, critiquées par le principal parti d’opposition pour leur impuissance, ont affirmé que “les inondations sont devenues plus meurtrières à mesure que le dérèglement climatique exacerbe la fréquence et les effets des phénomènes météorologiques extrêmes”, écrit le Guardian. Ainsi, le continent africain “est particulièrement vulnérable aux événements climatiques extrêmes”, alors même qu’il “ne contribue que très peu aux émissions de gaz à effet de serre” à l’échelle mondiale. Une vulnérabilité qui est aussi aggravée par un “manque de planification et d’infrastructures”, auquel se greffent une croissance démographique urbaine et une inaction politique, constate également Bloomberg.

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Les autorités ivoiriennes ont annoncé l’achèvement, dans les plus brefs délais, des travaux de réalisation d’un canal de drainage des eaux, ainsi que le curage des caniveaux, collecteurs et autres exutoires situés en amont et en aval de la zone concernée par les inondations à Abidjan. Le président ghanéen, John Mahama, a quant à lui ordonné le déblocage de 300 millions de cédis (23 millions d’euros) pour les efforts de secours après le déplacement de plus de 38 000 personnes.