Une lettre de refus standard. Sans aucune mention des véritables raisons qui ont poussé à sa rédaction. Voilà comment la Bundeswehr a informé un jeune homme soupçonné d’appartenir à un mouvement paramilitaire d’extrême droite qu’il ne pourrait pas intégrer l’armée, affirme Der Spiegel. Son profil avait été jugé problématique par un logiciel d’analyse de données boosté à l’intelligence artificielle (IA). Et le service de contre-espionnage militaire (MAD) craignait qu’il ne soit dangereux pour la démocratie. L’hebdomadaire centriste résume :

“Aux yeux du MAD, le jeune candidat était à risque. Mais il est aussi devenu le symbole d’un succès : son identification prouve que le dispositif [mis en place en Allemagne pour écarter les candidats dangereux] fonctionne.”

Utilisé depuis juillet, “le nouveau logiciel du MAD, une sorte d’enquêteur d’IA chargé de traquer les extrémistes qui se cachent parmi les candidats, est un outil de plus dans l’arsenal du service de contre-intelligence militaire”.

Il permet de détecter plus aisément les profils des candidats problématiques, par le biais de recherches en ligne automatisées. Et il est d’autant plus utile que la Bundeswehr a accéléré ses efforts de recrutement depuis le début de la guerre en Ukraine, en 2022. “Les autorités doivent désormais