En direct Jeudi 8 Octobre 2026
Géopolitique

Soupçons de peste en Russie : « aucune pathologie infectieuse » n’a été détectée après l’analyse des cas contacts de la laborantine morte, assurent les autorités

Près de 5 000 analyses ont été effectuées et « n’ont révélé la présence d’aucun micro-organisme pathogène dangereux », a assuré le gouverneur de la région d’Irkoutsk où une employée d’un laboratoire travaillant sur la peste est récemment décédée.

Soupçons de peste en Russie : « aucune pathologie infectieuse » n’a été détectée après l’analyse des cas contacts de la laborantine morte, assurent les autorités
HaitiCreoleRadio.com

Les autorités russes ont affirmé, jeudi 8 octobre, qu’« aucune pathologie infectieuse » n’avait été détectée à l’issue de la surveillance médicale de toutes les personnes ayant été en contact avec une laborantine travaillant sur la peste en Sibérie, morte d’une « pneumonie ».

« La surveillance médicale de toutes les personnes ayant été en contact avec la patiente est terminée. Aucun trouble de santé lié à une pathologie infectieuse n’a été détecté », a annoncé, sur la messagerie Max, Igor Kobzev, le gouverneur de l’oblast d’Irkoutsk où était employée la laborantine. Selon lui, près de 5 000 analyses de laboratoire ont été effectuées et « n’ont révélé la présence d’aucun micro-organisme pathogène dangereux ».

La mort de cette technicienne de laboratoire, qui travaillait pour l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk, en Sibérie, avait été annoncée vendredi. L’affaire a suscité des craintes d’une infection par cette maladie et des appels à la transparence.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Peste pulmonaire : ce que l’on sait des modes de transmission et des traitements de cette maladie qui n’a « pas disparu de la planète »

Confirmant des informations précédemment fournies, M. Kobzev a affirmé jeudi que la jeune femme était morte d’une « pneumonie contractée en communauté », c’est-à-dire en dehors du laboratoire où elle était employée.

« Fausses » informations

Il a en outre souligné que la laborantine « avait été vaccinée et disposait d’une immunité contre les infections dangereuses avec lesquelles elle travaillait » et qu’elle agissait dans le « respect des mesures de contrôle requises au cours de la manipulation de micro-organismes pathogènes ». « Aucune situation d’urgence liée à la manipulation de micro-organismes pathogènes n’a été constatée au sein de l’institut », a-t-il encore dit.

Les Etats-Unis, l’Union européenne et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avaient exhorté ces derniers jours les autorités russes à fournir davantage d’informations sur la mort de cette femme de 28 ans. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait quant à lui affirmé mercredi que la « grande majorité » des informations parues dans des médias à propos de la mort de cette femme étaient « fausses ».

L’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor avait auparavant assuré que les analyses post mortem réalisées sur la laborantine permettaient de conclure qu’elle était morte d’une « pneumonie » à l’origine « indéterminée ».

La peste est une maladie infectieuse causée par des bactéries. La peste pulmonaire est hautement contagieuse et peut être mortelle si elle n’est pas traitée rapidement, selon l’OMS.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Soupçon de peste en Russie : plus le Kremlin tente de rassurer, plus l’inquiétude grandit

Le Monde avec AFP

S’abonner
Article précédent Affaire Mpasi : la discrète régularisation par la FIFA du ga… Article suivant En Allemagne, une IA pour empêcher les extrémistes d’intégre…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !