Les autorités russes ont affirmé, jeudi 8 octobre, qu’« aucune pathologie infectieuse » n’avait été détectée à l’issue de la surveillance médicale de toutes les personnes ayant été en contact avec une laborantine travaillant sur la peste en Sibérie, morte d’une « pneumonie ».
« La surveillance médicale de toutes les personnes ayant été en contact avec la patiente est terminée. Aucun trouble de santé lié à une pathologie infectieuse n’a été détecté », a annoncé, sur la messagerie Max, Igor Kobzev, le gouverneur de l’oblast d’Irkoutsk où était employée la laborantine. Selon lui, près de 5 000 analyses de laboratoire ont été effectuées et « n’ont révélé la présence d’aucun micro-organisme pathogène dangereux ».
La mort de cette technicienne de laboratoire, qui travaillait pour l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk, en Sibérie, avait été annoncée vendredi. L’affaire a suscité des craintes d’une infection par cette maladie et des appels à la transparence.
Confirmant des informations précédemment fournies, M. Kobzev a affirmé jeudi que la jeune femme était morte d’une « pneumonie contractée en communauté », c’est-à-dire en dehors du laboratoire où elle était employée.
« Fausses » informations
Il a en outre souligné que la laborantine « avait été vaccinée et disposait d’une immunité contre les infections dangereuses avec lesquelles elle travaillait » et qu’elle agissait dans le « respect des mesures de contrôle requises au cours de la manipulation de micro-organismes pathogènes ». « Aucune situation d’urgence liée à la manipulation de micro-organismes pathogènes n’a été constatée au sein de l’institut », a-t-il encore dit.
Les Etats-Unis, l’Union européenne et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avaient exhorté ces derniers jours les autorités russes à fournir davantage d’informations sur la mort de cette femme de 28 ans. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait quant à lui affirmé mercredi que la « grande majorité » des informations parues dans des médias à propos de la mort de cette femme étaient « fausses ».
L’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor avait auparavant assuré que les analyses post mortem réalisées sur la laborantine permettaient de conclure qu’elle était morte d’une « pneumonie » à l’origine « indéterminée ».
La peste est une maladie infectieuse causée par des bactéries. La peste pulmonaire est hautement contagieuse et peut être mortelle si elle n’est pas traitée rapidement, selon l’OMS.