Au départ, Felicity Williams était satisfaite : sa fille de 14 ans a bien été bannie d’Instagram après l’entrée en vigueur, le 10 décembre 2025, de la loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans en Australie. « Les jeunes sont dépendants de ces technologies. Ils passent des heures à faire défiler des vidéos, ce qui est délétère pour leur santé mentale. J’ai toujours été favorable à cette législation », explique-t-elle au Monde.
Mais la mère de famille a vite déchanté. Peu après, elle découvre que son enfant s’est inscrite sur Snapchat en falsifiant sa date de naissance. Armée du texte de loi, elle multiplie alors les démarches : elle échange des dizaines d’e-mails avec Snapchat – qui suspend temporairement le compte avant de le réactiver –, contacte Apple pour demander, en vain, la suppression de l’application de l’iCloud de sa fille, écrit à son député local, à la ministre fédérale des communications et, enfin, à la commissaire à la sécurité en ligne, Julie Inman Grant.
Rien n’y fait. Le compte de l’adolescente, qui a suivi l’activisme de sa mère avec dépit, ne sera finalement désactivé que lorsque l’histoire sera médiatisée. Mais elle s’est depuis recréé un compte sur Instagram, en mentant sur son âge.
Il vous reste 76.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !