Crise migratoire, crise diplomatique, crise politique : un mois après, l’arrivée, les 30 et 31 juillet, de quelque 70 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, empoisonne la rentrée en Espagne. L’afflux, qui a fait plusieurs dizaines de morts et de disparus, est devenu le principal dossier du premier ministre, le socialiste Pedro Sanchez.
Le chef du gouvernement, resté silencieux tout au long du mois d’août, a pris la parole lundi 31 août, lors d’un entretien à la radio Cadena SER. Il a écarté toute implication du Maroc dans la crise, mais a mis en cause la Russie, Israël et ce qu’il a appelé une « internationale d’ultradroite », accusée d’avoir diffusé de fausses informations autour de l’afflux de migrants. M. Sanchez a prévu de s’exprimer également devant le Parlement, jeudi 3 septembre.
Pour tenter d’endiguer la situation, le conseil des ministres a approuvé, mardi 1er septembre, des mesures d’urgence destinées notamment à renforcer les services essentiels et à soutenir l’activité économique. Ce plan prévoit de mobiliser 309 millions d’euros d’ici à la fin de l’année.
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