Représentant 53 % du corps électoral brésilien, “les femmes décideront de l’issue de la présidentielle d’octobre. Les candidats le savent, les conseillers politiques le savent, les équipes de campagne le savent. Ils le savent, mais cela n’a aucune importance”, ironise la chroniqueuse brésilienne Eliane Brum dans les colonnes d’El País América.
Pour la première fois depuis 1998, aucune femme ne figure parmi les candidats des principaux partis, ni à la présidence ni à la vice-présidence. Une absence qui “montre à quel point la politique partisane s’est éloignée de la réalité d’un Brésil” où, “dans les rues et au quotidien”, les femmes “jouent un rôle toujours plus important sur divers fronts de lutte”, estime-t-elle.
“ [Cela] devrait nous mettre mal à l’aise, juge pour sa part le quotidien de centre droit O Estado de São Paulo dans un éditorial. Le fait est qu’une démocratie ne peut considérer comme normal que la moitié de la population disparaisse de la course à la fonction la plus importante de la République. L’absence de femmes [parmi les principaux candidats] met en évidence un déficit de représentation que la démocratie brésilienne ne peut plus traiter comme quelque chose de naturel.”
En lice pour un nouveau mandat, le président sortant de gauche, Luiz Inácio Lula da Silva, a
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