Dans son bureau du pavillon des maladies infectieuses, à l’hôpital Bichat (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris), Xavier Lescure reçoit Le Monde pour revenir sur le sens à donner à la succession de crises sanitaires internationales qui a rythmé les derniers mois. Au pied de son bureau, un matelas posé au sol donne un aperçu du temps que cet infectiologue de 54 ans, dont treize à Bichat, passe à l’hôpital ; un matelas qu’il utilise pour ses « microsiestes » de douze minutes, « comme un marin ».
Après la patiente infectée par le hantavirus et sept cas contacts, son service a reçu le premier malade à virus Ebola diagnostiqué en France. Autant de crises à gérer pour ce praticien hospitalier et chercheur à l’Inserm, également responsable de la Coordination nationale opérationnelle du risque épidémique et biologique.
Le 2 juillet, l’Organisation mondiale de la santé a officiellement déclaré la fin de la flambée de hantavirus qui était née sur un bateau de croisière, le MV « Hondius ». Au total, 13 cas ont été associés à cet épisode, dont trois mortels, et plus de 650 cas contacts ont été identifiés. Où les personnes accueillies dans votre service en sont-elles ?
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