Le 26 février 2024, Tamas Sulyok succédait à Katalin Novak à la présidence hongroise, poussée à la démission après le scandale d’une grâce présidentielle qui favorisa l’entrée sur la scène politique de Peter Magyar. Le 12 avril 2026, soir de son élection, Magyar réclamait le départ du président, jugé “indigne d’incarner l’unité de la nation” et traité de “pantin du régime déchu d’Orban”. Le 9 mai, lors de son investiture, le dirigeant hongrois réitérait son appel en le défiant du regard.

Mais Sulyok refuse l’ultimatum de Magyar, qui lui donne jusqu’au 31 mai pour se retirer. “Aucun motif juridique ou constitutionnel ne justifie ma démission”, défend-il sur Index. “Je comprends qu’il existe des intentions sociales et politiques visant à redéfinir les compétences du président de la République”, mais “je compte bien m’acquitter de la mission qui m’a été confiée tant que l’exercice de mes fonctions ne sera pas rendu impossible”, plaide l’intéressé.

“Hooliganisme”

Magyar “insulte” Tamas Sulyok et enfreint les “règles de bienséance”, brocarde un ancien membre de la Cour constitutionnelle dans un entretien vidéo accordé à l’hebdomadaire Hetek. “En pratique, c’est du hooliganisme, car même la Constitution déclare que la personne du président de la République est inviolable”, tacle Bela