La conservation du patrimoine archéologique constitue un véritable casse-tête en Inde, faute d’investissement financier et de volonté des pouvoirs publics. Lors de l’examen du dossier de classement des peintures rupestres de Bhimbetka au Patrimoine mondial, en 2003, les experts de l’Unesco avaient déploré qu’« aucune indication ne soit donnée quant à la conservation active dans la zone ». Ils préconisaient de laisser fermés les sites qui ne sont pas ouverts au tourisme, étant donné l’absence de mesures de protection en place.
La négligence des autorités concerne tout le patrimoine culturel et naturel. En décembre 2022, lors d’une audition devant une commission d’enquête du Parlement, un représentant du ministère de la culture avait fait cette confidence époustouflante : 50 des 3 693 monuments officiellement « protégés » sur le plan national avaient tout bonnement disparu ! Introuvables ! Parmi eux, un cimetière situé en plein cœur de Delhi, les canons de l’empereur Sher Shah, à Tinsukia dans l’Assam, des temples en Uttarakhand, des inscriptions rupestres dans le Madhya Pradesh, etc.
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