À première vue, les trottoirs bordés d’arbres de la rue Valiasr – dans le principal quartier culturel et commercial de Téhéran – ont un air de normalité. Mais c’est ce qu’on n’y voit pas qui étonne.
Les femmes marchent dans la ville en haut sans manches ou en robes à manches courtes, en pantalons amples ou en jeans ajustés. Certaines portent des foulards par choix. Beaucoup ne le font pas. Les cafés sont animés, les voitures se traînent.
Personne ne regarde ou ne fait vraiment attention à ce qui se passe. Et pourtant, c’est ce qu’on remarque le plus.
Les patrouilles naguère redoutées qui surveillaient l’habillement des femmes de la tête aux pieds ont pratiquement disparu de la vie quotidienne. Les règles strictes sur le port du hidjab sont encore en vigueur, mais leur application s’est manifestement relâchée dans toutes les grandes villes d’Iran. Celles-ci étaient auparavant un champ de bataille pour les femmes qui défendaient leur liberté contre la police des mœurs.
“Les femmes s’habillent comme elles l’entendent”
“Je n’ai plus vu les patrouilles du hidjab depuis très longtemps”, explique une Téhéranaise de près de 40 ans. Elle s’exprime sous couvert d’anonymat pour des questions de sécurité. “Les femmes s’habillent comme elles l’entendent.”
La répression se poursuit dans de no
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Iran : la police des mœurs ne “dérangera” plus les femmes, promet le nouveau président
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