Pendant des décennies, la crainte des républicains dissidents d’Irlande du Nord a été de voir leur porte enfoncée par la police au beau milieu de la nuit. Ils avaient souvent affaire aux forces armées et à la surveillance massive du MI5, et devenaient complètement paranoïaques à l’idée de compter des délateurs dans leurs rangs.

Aujourd’hui, les descentes de police en pleine nuit ont été remplacées par des blocages de carte bleue et des SMS ciblés.

Les services de renseignements se sont discrètement lancés dans une nouvelle offensive dans le but de bouleverser la vie des paramilitaires non pas par la force mais par strangulation administrative.

Regain d’activité

Les dissidents nord-irlandais sont en pleine réorganisation, ce qui ravive l’inquiétude, à Londres comme à Dublin. Ils projettent toujours d’attaquer la capitale britannique, ou une autre ville du pays, mais manquent encore des moyens nécessaires. La Nouvelle IRA (Nouvelle Armée républicaine irlandaise) est le groupe dissident le plus important et n’hésite pas à faire usage de la violence.

Elle a récemment mené à bien deux attaques à la bombe en Irlande du Nord, selon le mode opératoire des proxy bombs [bombes humaines] utilisé pendant la période des Troubles : faire transporter les explosifs par des civils, sous la contr