La campagne électorale a commencé aujourd’hui”, a déclaré mercredi le chef de l’opposition israélienne Yaïr Lapid. La Knesset – le Parlement israélien – a voté le 20 mai à 110 voix sur 120 un projet de loi visant à dissoudre la Chambre, ouvrant ainsi la voie à des élections législatives anticipées.

Un texte voté dans “un contexte de crise au sein de la coalition du Premier ministre avec les partis ultraorthodoxes au sujet du projet de loi controversé sur les haredim [“les craignant-Dieu” en hébreu, désignant les ultraorthodoxes]”, comme l’explique The Jerusalem Post.

Une crise ouverte la semaine précédente. Le 12 mai, Benyamin Nétanyahou informe ses alliés ultraorthodoxes qu’il a échoué à réunir une majorité pour voter la loi sur l’exemption militaire des jeunes hommes étudiant dans les écoles talmudiques qu’ils réclament mais qui fracture la coalition depuis des mois alors que le pays mène une guerre sur plusieurs fronts depuis le 7 octobre 2023.

C’en était trop pour le rabbin Dov Lando, le leader spirituel d’une des factions ultraorthodoxes, qui appelle le lendemain ses députés à “faire en sorte de dissoudre la Knesset dès que possible”. Des voix qui, en s’associant à celle de l’opposition, forment une majorité.

Alors, pour tenter de sauver les meubles, la majorité a déposé s