L’épisode témoigne du climat politique en Israël à quelques semaines d’élections législatives cruciales prévues le 27 octobre. Mercredi 2 septembre, l’entourage du leader de la liste Les Démocrates, Yaïr Golan, s’est publiquement inquiété d’une « nouvelle aggravation considérable, en nombre et en gravité, des menaces de mort » à l’encontre du principal représentant de la gauche, un des piliers de la coalition opposée à Benyamin Nétanyahou. Les menaces, qui incluent des appels au meurtre, ont explosé ces derniers jours après que Sara Nétanyahou, la femme du premier ministre, a accusé Yaïr Golan d’avoir été prévenu de l’attaque terroriste du 7 octobre 2023 – une théorie complotiste, populaire dans une partie de la droite radicale, qui explique la faillite sécuritaire du 7-Octobre par une supposée « trahison » de l’« Etat profond ».
L’accusation contre le leader de la gauche a provoqué des condamnations fortes. Yaïr Golan, un général de réserve, appartient, en effet, sans discussion possible, aux héros du 7-Octobre. Dès que les alertes avaient sonné, après le début de l’offensive du Hamas, il s’était précipité sur le site du festival Nova, là où l’organisation islamiste palestinienne a massacré plus de 350 personnes et pris en otage une quarantaine d’autres. Comme l’ont raconté les témoins à l’époque, le général retraité a sauvé des vies dans un moment où les autorités officielles apparaissaient totalement débordées.
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