Alors que la Libye est toujours en proie à des tensions politiques et géopolitiques depuis la chute du régime de Muammar Kadhafi en 2011, les enjeux climatiques viennent s’ajouter à la fragilité du pays, note le journal libanais arabophone Annahar.

Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) considère en effet la Libye comme l’un des pays du Maghreb les plus exposés au stress hydrique : depuis des décennies, la quasi-totalité de ses besoins en eau sont puisés dans des nappes souterraines non renouvelables, laissant craindre de fréquentes pénuries dans les années à venir. Le ciel est par ailleurs avare en précipitations, avec moins 100 millimètres de pluie par an sur 93 % de la surface du pays.

Dépendance à la “grande rivière artificielle”

Début juillet, la direction de la “grande rivière artificielle” libyenne, créée à la fin des années 1980 à l’initiative du “Guide de la révolution” pour exploiter intensivement une nappe phréatique découverte en plein désert, a annoncé avoir atteint une production record de 1 million de mètres cubes d’eau. Une première depuis 2011, rapporte le site d’information anglophone Libya Herald.

Les habitants des villes du Nord, et notamment ceux de la capitale, Tripoli, sont dépendants de cette eau souterraine non renouvelable, rappelle le média panarabe Al-Araby Al-Jadeed. Elle est utilisée pour les besoins quotidiens, tandis que, pour boire, les Libyens doivent acheter de l’eau en bouteille, “en raison du manque de confiance dans la qualité de l’eau fournie par le réseau”.

Chaque jeudi, les pistes de la presse étrangère pour agir face au dérèglement climatique et s’adapter