C’était il y a quinze ans : le 22 juillet 2011, deux attaques successives du néonazi Anders Behring Breivik, à Oslo et Utoya, faisaient 77 morts au nom d’une “croisade” contre le multiculturalisme, le “marxisme culturel” et l’“islamisation de l’Europe occidentale”. Les commémorations annuelles de ces attaques en Norvège ont pris cette année une tournure particulière, avec l’inauguration d’un monument commémoratif en l’honneur des victimes et le début d’une exposition relatant en détail le déroulement du “jour le plus meurtrier de l’histoire norvégienne d’après-guerre”, pour citer Aftenposten.

De plus, “pour la première fois, cet attentat terroriste a été commémoré dans le quartier des ministères reconstruit”, lieu du premier attentat de Breivik, constate l’agence de presse nationale NTB dans une dépêche reprise notamment par le journal local Aura Avis. Sévèrement endommagé par l’explosion d’une camionnette piégée qui avait fait 8 morts et plusieurs blessés, ce secteur d’Oslo a en effet rouvert en avril.

“La nouvelle norme”

“Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ceux qui nous ont été arrachés ne soient jamais oubliés”, a lancé mercredi l’un des orateurs, Gaute Skjervoe, le président de l’organisation de jeunesse du Parti travailliste, dont 69 membres ont été abatt