Loi contre l’“influence étrangère”, arrêt d’une émission en ligne à succès, télévision d’État renforcée : ces dernières semaines, le pouvoir en Iran a pris plusieurs initiatives montrant sa volonté de renforcer davantage son contrôle sur les médias dans le pays et d’imposer sa seule voix.
Un véritable défi pour les journalistes iraniens, considérés par les autorités comme une menace pour la sécurité depuis le début de la guerre américano-israélienne, déplore le journaliste Mehrdad Khadir dans une interview à l’agence Isna, de tendance modérée.
Travaillant pour le média Asr-e Iran, Mehrdad Khadir parle d’une “approche sécuritaire” qui “pousse les journalistes à se livrer à une pure propagande, tandis que le public se retrouve pris en étau entre la télévision d’État et les médias d’opposition”. Il ajoute : “Certains sites ont tenté de préserver leur indépendance, mais ils ont subi des pressions et se sont tournés vers la reproduction des récits officiels” fournis par le pouvoir.
En raison de la guerre et de la crise économique, plus de cent journalistes ont perdu leur emploi, selon l’Association des journalistes de Téhéran.
Le régime “ne tolère rien qui ne soit pas sous son contrôle total”
Cette semaine, le Parlement iranien a proposé un projet de loi visant à lutter contre l’“inf
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