“Certains commerçants des grands marchés de la capitale commencent à refuser d’être payés en shillings somaliens, ce qui illustre la pression croissante qui pèse sur la monnaie nationale et l’instabilité des marchés locaux, écrivait le site d’information Goobjoog dans un article publié le 13 avril. Si ce refus ne touche pas tous les commerces, plusieurs commerçants refusent expressément de faire des transactions dans la monnaie locale et préfèrent des alternatives plus stables.”

D’abord circonscrit à la capitale Mogadiscio, le phénomène s’est étendu à d’autres régions, notamment dans le sud-ouest du pays. De plus en plus de commerçants et certains agents de change n’acceptent plus que les paiements en dollars ou les transferts d’argent mobile.

“Certains usagers déclarent avoir été refoulés des transports publics après avoir essayé de payer leur trajet en shillings somaliens”, explique Hiiraan Online, qui donne la parole à un passager éconduit :

“Je me suis arrêté à un véhicule de transport public ce matin mais le chauffeur m’a dit que cette monnaie n’était pas acceptée. Je suis coincé.”

Les marchands défendent ce choix en invoquant la dépréciation rapide du shilling. Mais ils décrivent aussi des billets dans un état déplorable – la dernière réimpression remontant en effet à 1991