Jeudi 17 septembre, quatre jours après le scrutin législatif du 13 septembre en Suède, tous les bulletins avaient enfin été dépouillés. Si le résultat est serré – avec quelque 50 000 voix séparant les deux blocs sur plus de 6,7 millions exprimées –, l’opposition de centre-gauche, composée des Sociaux-démocrates, du Parti de la gauche, des centristes et des Verts, arrive en tête. Elle rassemble 49,5 % des votes et 176 mandats de députés. Les Modérés (conservateurs), les Chrétiens-démocrates, les Libéraux et les Démocrates de Suède (extrême droite) doivent se contenter de 48,8 % des voix et 173 sièges au Parlement.
A gauche, les tractations en vue de la formation d’un gouvernement ont commencé, sous l’égide de la cheffe de file des sociaux-démocrates, Magdalena Andersson. Etant donné les lignes rouges présentées par les différents partis avant le scrutin, les négociations s’annoncent longues et compliquées. Réputée pour son intransigeance, Mme Andersson, ministre des finances de 2014 à 2021, puis cheffe du gouvernement entre novembre 2021 et octobre 2022, va devoir faire preuve de souplesse.
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