LETTRE DE MALMÖ
Une élue sociale-démocrate, souffrant d’un cancer du poumon, obligée d’interrompre sa convalescence deux semaines après une opération, pour siéger de toute urgence au Riksdag. Un député conservateur, malade, qui attend une suspension de séance entre deux votes, pour se précipiter aux toilettes. Des parlementaires de tous horizons, coincés dans un train en pleine campagne, paniqués à l’idée de manquer à l’appel lors de l’adoption d’un projet de loi clé pour la majorité de droite et d’extrême droite…
Depuis fin avril, la fébrilité s’est emparée des députés suédois. Fini le consensus qui régissait les us et coutumes au Parlement à Stockholm. La défiance s’est installée. Dans ce contexte, plus question de faire l’école buissonnière. A quelques mois des législatives du 13 septembre, les partis ont tous donné la même consigne : pour chaque vote, aucun des 349 sièges de l’Hémicycle ne doit rester vide.
Même le patron de la formation d’extrême droite, les Démocrates de Suède (SD), Jimmie Akesson, qui affichait un taux d’absentéisme record de 93,2 % en 2025, doit faire acte de présence. C’est son parti qui a introduit le grain de sable dans le dispositif bien huilé que la droite et la gauche avaient mis des années à bâtir et que les SD ont démoli le 29 avril.
Il vous reste 77.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !