Sur un établi improvisé s’étale toute la panoplie d’un atelier de drones. Pinces et rouleaux adhésifs pendent au mur, la table est encombrée de tournevis et de bobines de fil de fer. Deux drones kamikazes sont appuyés contre un mur. Un unique objet ne paraît pas à sa place dans cette maison paysanne ukrainienne : une théière de longjing, dont les feuilles sont racornies à force de remplissages répétés.
Un bon thé, voilà ce qui manque à Tim, 44 ans, par rapport à sa vie en Chine. Chaque mois, ses parents lui envoient des colis en Ukraine. Un concentré de son pays natal :
“Ça fait remonter des souvenirs et des émotions.”
Tim, qui préfère être cité sous son prénom anglophone, est le chef des volontaires d’une unité de l’armée ukrainienne qui, cette année, a lancé un projet hors du commun, le recrutement de soldats venus d’un État considéré comme l’un des principaux soutiens de la Russie : la Chine.
Beaucoup d’unités militaires ukrainiennes cultivent leur propre image de marque, car elles se font concurrence pour récolter des fonds et attirer de nouvelles recrues. Mais dans ce cas précis, le commandant de cette formation, spécialisée dans la reconnaissance, a demandé que son identité ne soit pas révélée à cause de la sensibilité du projet des volontaires chinois. “C’est d’abord et a
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En Russie, la “stupéfaction” des touristes chinois exemptés de visa
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