Le procureur général d’Ukraine, Rouslan Kravchenko, a finalement remis sa démission, lundi 7 septembre au soir, alors que ses services sont secoués depuis plusieurs jours par un important scandale de corruption. Lui-même n’est pas officiellement mis en cause. Mais l’un de ses adjoints a été placé en détention après plusieurs perquisitions menées dans le cadre d’une enquête du Bureau national anticorruption d’Ukraine (NABU) et du Parquet spécialisé anticorruption (SAPO), les deux institutions chargées de lutter contre la corruption au sommet de l’Etat.
Le nom du jeune procureur général de 36 ans, nommé en juin 2025 à la tête du parquet ukrainien, vient s’ajouter à une longue liste de hauts responsables emportés par des scandales de corruption, un peu plus d’un an après la tentative de la présidence ukrainienne de remettre en cause l’indépendance des deux agences anticorruption, en juillet 2025. L’initiative, finalement abandonnée sous la pression de la rue et des partenaires européens, aurait précisément placé les deux institutions anti-corruption sous l’autorité du procureur général.
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