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L’article de la semaine

À lire aussi : Stratégie. Complexe, hybride et technologique : le conflit en Iran illustre les transformations de la guerre

Pourquoi cet article

Publié dans le quotidien sénégalais Le Soleil en avril, cet article de Daouda Diouf illustre parfaitement les notions travaillées en terminale dans le thème “Faire la guerre, faire la paix : formes de conflits et modes de résolution”, et plus particulièrement son premier axe, consacré à la dimension politique de la guerre.

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S’il ne fallait retenir qu’une citation

“La guerre contemporaine n’est plus seulement une confrontation d’armées régulières. Elle est devenue un système complexe, hybride et technologique.”

Daouda Diouf revient tout d’abord sur l’opération conjointe américano-israélienne Lion rugissant lancée le 28 février contre l’Iran, qui a frappé les sites nucléaires et militaires du pays et provoqué la mort de son guide suprême. Loin de s’effondrer, l’Iran a massivement riposté par l’envoi de drones et de missiles balistiques contre Israël et les bases américaines du golfe Arabo-Persique, avant que le conflit ne se régionalise avec l’entrée en guerre des houthistes du Yémen.

Le journaliste insiste sur l’automatisation croissante du champ de bataille : les drones bon marché saturent des systèmes de défense conçus pour des menaces plus sophistiquées, tandis que l’intelligence artificielle est mobilisée par Israël pour cibler en un temps record des responsables iraniens. Cette domination technologique reste toutefois relative, l’Iran conservant une capacité de nuisance significative, notamment en étendant la guerre au cyberespace et aux infrastructures critiques. “Des installations de dessalement, essentielles pour l’approvisionnement en eau dans le Golfe, ont été ciblées, montrant que les besoins vitaux des populations deviennent des leviers de pression stratégique”, souligne Daouda Diouf.

Ainsi, explique l’article du Soleil, la guerre en cours entre les États-Unis, Israël et l’Iran est l’illustration “la plus récente et la plus frappante” des mutations de la guerre. Une attaque militaire classique déclenche désormais des ripostes fondées sur l’usure, la dispersion des acteurs et l’emploi massif de moyens bon marché (les drones), dont la quantité et la résilience compensent l’infériorité technologique. On n’assiste plus à l’affrontement d’armées régulières (comme dans une guerre interétatique classique, telle que théorisée par Carl von Clausewitz), mais à une guerre hybride mêlant frappes conventionnelles, attaques aidées par l’intelligence artificielle, opérations cybernétiques et guerre économique.

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