Depuis la mise en examen de l’ancien bras droit de Volodymyr Zelensky, Andriy Yermak, mardi 12 mai, dans une affaire de corruption qui secoue le sommet de l’Etat ukrainien depuis plusieurs mois, le président n’a pas prononcé un mot. Ni condamnation, ni soutien aux enquêteurs, ni tentative de prise de distance. Dans un pays où le chef de l’Etat intervient quotidiennement depuis le début de l’invasion russe, cette absence de réaction frappe d’autant plus que l’affaire concerne l’un des hommes ayant exercé une des plus importantes influences sur la vie politique ukrainienne ces dernières années.
Placé en détention provisoire peu après son arrestation, l’ancien chef de l’administration présidentielle (2020-2025), soupçonnée par le Bureau national anticorruption d’Ukraine (NABU) et par le Parquet spécialisé anticorruption (SAP) d’avoir participé avec d’autres proches du président à un système de blanchiment de 460 millions de hryvnias (8,9 millions d’euros) lié à la construction d’un complexe résidentiel de luxe dans la région de Kiev. Libéré sous caution lundi 18 mai, il porte désormais un bracelet électronique et dément toute implication dans l’affaire.
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