Telle une série télé “aux mille rebondissements”, chaque semaine qui passe dans la vie politique en Espagne comporte son “moment what the fuck”, s’exclame le site de gauche Eldiario.es. Celui du mardi 19 mai “nous a tous laissés sans voix”, assure le chroniqueur du média madrilène Isaac Rosa : José Luis Rodríguez Zapatero, “le cher et admiré ZP”, Premier ministre socialiste espagnol de 2004 à 2011, “adulé au sein de son parti [le PSOE] et par pratiquement toute la gauche”, est personnellement visé dans une affaire judiciaire.
L’ex-chef du gouvernement a été convoqué le 2 juin pour être entendu par un juge de l’Audience nationale, haute instance pénale en Espagne. Le magistrat le soupçonne d’être le “chef présumé d’une structure stable et hiérarchisée de trafic d’influence” et “d’autres infractions connexes”, dans le cadre d’une enquête sur le sauvetage de la petite compagnie aérienne Plus Ultra Líneas Aeréas, basée à Madrid et renflouée grâce à un prêt de 53 millions d’euros d’argent public en mars 2021, détaille El País, quotidien de centre gauche.
Zapatero a nié ces accusations dans une vidéo publiée ce même mardi 19 mai, alors que des agents de la garde civile (la gendarmerie espagnole) ont perquisitionné ses bureaux.
Dans la presse de droite, le journal ABC en appelle au res
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En Espagne, le “chemin de croix judiciaire” des deux plus grands partis du pays
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