Les ballons traditionnels aux couleurs américaines sont retenus au plafond par des filets, attendant la libération finale. Au sol, les pancartes des délégations par Etat imitent une scénographie classique. Mais les délégués ne votent pas. Personne n’est investi candidat. A deux mois des élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre, la convention du Parti républicain organisée mercredi 9 et jeudi 10 septembre à Dallas (Texas) est désertée par l’enthousiasme et la pompe qui marquent un tel événement en année présidentielle.
L’arène du American Airlines Center elle-même présentait, mercredi, des rangées latérales vides, pendant le discours de Donald Trump. Beaucoup d’élus ont ignoré cette réunion familiale. Signe de l’incongruité de cette convention : l’absence quasi complète des fameux podcasteurs MAGA (Make America Great Again), pourtant premier relais des messages officiels.
Donald Trump a voulu ce rendez-vous pour se célébrer lui-même et redynamiser la base conservatrice. Quant aux autres, il semble prêt à acheter leurs faveurs. Le milliardaire a promis un « dividende » de 5 000 dollars (environ 4 300 euros) à « chaque citoyen américain adulte », si les républicains parvenaient à conserver le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat.
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