Les paillettes et le kitsch : tel est l’imaginaire convoqué en premier lieu lorsqu’on pense à l’Eurovision. En coulisses, pourtant, le célèbre concours de chant créé en 1956 par l’Union européenne de Radio-télévision (UER) est éminemment politique, et c’est plus que jamais le cas cette année. Alors que l’Autriche a déroulé le tapis turquoise aux 35 candidats de l’Eurovision 2026, qui se tient ces 12, 14 et 16 mai, la compétition fait face à “son plus grand boycott depuis sa création il y a soixante-dix ans”, constate la BBC.

L’Espagne, l’Irlande, la Slovénie, l’Islande et les Pays-Bas ont annoncé boycotter l’événement en signe de protestation contre la participation d’Israël. Les trois premiers cités ne diffuseront même pas le concours. Les motifs précis invoqués sont “variés, et pas toujours explicites”, détaille la chaîne publique britannique : certains diffuseurs affirment qu’ils boycottent l’édition 2026 “pour protester contre l’offensive militaire à Gaza qui a commencé en 2023 et tué plus de 72 000 personnes, selon les chiffres du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas”, considérés comme fiables par l’ONU. D’autres “accusent également le gouvernement d’Israël de génocide, ce qu’Israël dément catégoriquement”.

Toutes les chaînes qui ont choisi de boycotter l’événemen