Nous vivons un été terrifiant. Et des étés plus terrifiants encore sont à venir.
En juin, une canicule a provoqué une surmortalité de 5 700 personnes en France. Une quatrième vague de chaleur commence en ces derniers jours de juillet, avec des températures proches de 40 °C. Les plus grands incendies jamais survenus en France ravagent les pinèdes du Sud-Ouest. Bordeaux semblait menacée il y a encore quelques jours, mais la neuvième ville du pays a finalement été épargnée grâce à l’orientation du vent et au courage des pompiers, dont la majorité sont des volontaires.
Août n’a pas encore commencé, or, en France, c’est habituellement le mois des températures les plus élevées et des pires feux de forêt.
Les premières canicules [de l’année] ont suscité un débat politique absurde qui portait non pas sur le réchauffement climatique mais sur la climatisation. La polémique est née d’une étincelle lancée délibérément par Marine Le Pen, pressentie pour être la prochaine occupante de l’Élysée, selon les sondages d’opinion.
Elle a laissé entendre que, si la France vivait un été affreux, c’était parce que les élites*, et tout particulièrement la gauche, détestaient la climatisation et s’y opposaient. Ladite polémique a consumé quasiment toute l’attention politique, au lieu qu’on examine sérieu
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Au parc des expositions de Bordeaux, un mélange “de peur, de soulagement et de colère”
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