Depuis que les Ottomans et les Safavides ont scindé le Kurdistan historique, en 1514, les Kurdes essaient de recouvrer leur territoire. De nos jours, celui-ci est divisé entre quatre pays.

Dans l’histoire récente, les armes et l’ethos du combattant révolutionnaire ont tenu une place de choix dans l’identité kurde. Mais en une seule année, le paysage kurde a entièrement changé et la logique militaire a cédé le pas à une approche politique dans les territoires kurdes des quatre pays concernés. Comment l’expliquer ?

En Turquie, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), toujours dirigé depuis sa prison par [Abdullah] Öcalan, a renoncé à la lutte armée. En Syrie, les Kurdes ont décidé d’intégrer les structures de l’État central. En Iran, ils ont refusé de mener une guerre par procuration contre le régime de Téhéran, comme le leur avait suggéré le président américain, Donald Trump. Et pour ce qui est des Kurdes d’Irak, ils [acceptent eux aussi une plus forte intégration dans l’État central].

S’agit-il d’une stratégie globale, coordonnée de façon transfrontalière entre les différents dirigeants kurdes ? Ou de décisions prises indépendamment selon des logiques locales qui, par coïncidence, se trouvent aller dans le même sens ?

En Syrie, les Kurdes confrontés à un “choix brutal”

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