En Europe, la saison des feux de forêt s’annonce d’ores et déjà particulièrement rude, les pompiers étant déjà aux prises avec les flammes dans de nombreux pays du pourtour méditerranéen. “Des centaines de pompiers combattent des incendies qui ont déjà dévoré près de 20 000 hectares au Portugal, en Espagne, en France et en Grèce”, énumère The Guardian.
Dans le sud de la France, près de Perpignan, l’incendie a ravagé, au 6 juillet, 4 649 hectares, mobilisant 750 pompiers et entraînant l’évacuation de près de 10 000 habitants. Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, cette année les feux de forêt ont déjà consumé 11 000 hectares en France, contre 5 700 à la même période l’année dernière.
De l’autre côté des Pyrénées, au sud de la Catalogne, plus de 500 personnes ont été évacuées après un départ de feu dans le parc naturel de la Sierra d’Espadan. Dans le centre du Portugal, ce sont près de 1 200 pompiers qui luttent contre des flammes qui ont déjà recouvert 13 000 hectares.
Zones à risque
Selon la Commission européenne, qui se fonde sur les données du Système européen d’information sur les feux de forêt (Effis), ce sont plus de 118 000 hectares qui sont partis en fumée depuis le début de l’année. “Si les zones touchées sont moins nombreuses et moins étendues cette année que sur la saison 2025 (la pire à ce jour), ce début d’été 2026 est au-dessus des moyennes des vingt dernières années (2006-2025)”, précise le site de la Commission.
Chaque jeudi, les pistes de la presse étrangère pour agir face au dérèglement climatique et s’adapter
Reste qu’une grande partie du continent est désormais considérée comme une zone à risque d’incendie, selon les données européennes concernant la période du 1er au 8 juillet. En plus de l’Europe de l’Ouest, les Balkans, la Turquie et même le sud de la Scandinavie sont soumis à des conditions climatiques extrêmes qui favorisent les départs de feu.
“Ces incendies surviennent après une vague de chaleur précoce, en mai, puis une autre, en juin, qui a battu tous les records de chaleur en Europe de l’Ouest, causé plusieurs milliers de morts supplémentaires et accru le risque d’incendies dans de vastes régions”, ajoute The Guardian. Ces deux épisodes, dont l’intensité et la précocité sont dues au dérèglement climatique, comme l’annoncent depuis plusieurs années de très nombreux chercheurs, devraient être suivis d’un troisième, qui affichera des températures avoisinant les 40 °C dans l’Hexagone durant la semaine du 6 juillet.
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