Ancien ambassadeur du Canada à Washington (2005-2006) et ex-premier ministre de la province du Nouveau-Brunswick (1987-1997), Frank McKenna a été le témoin de plusieurs différends entre son pays et les Etats-Unis.
Vous étiez ambassadeur à Washington à une époque où les relations entre le Canada et les Etats-Unis traversaient quelques turbulences, notamment autour du bois d’œuvre canadien, frappé par des surtaxes américaines dans les années 2000. En quoi la crise actuelle se distingue-t-elle des précédentes ?
Nous avons eu plusieurs désaccords commerciaux, notamment celui sur le bois d’œuvre résineux, qui perdure encore. Mais, jusqu’à présent, nous pouvions retrousser nos manches et négocier. La différence fondamentale, c’est qu’auparavant les dirigeants se respectaient énormément et accordaient une immense valeur à la relation entre les deux pays. Nous continuions à fonctionner dans le cadre juridique d’un accord de libre-échange respecté par les deux parties. C’est très différent aujourd’hui.
Après plusieurs mois de négociations infructueuses avec Washington, Mark Carney a-t-il surestimé ce qu’il était possible d’obtenir de Donald Trump ?
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