Comme porté en triomphe, Itamar Ben Gvir descend la rue principale du quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem au milieu d’une foule en liesse, jeudi 14 mai. « Ben Gvir ! Ben Gvir ! », chantent ses militants. Le ministre de la sécurité nationale, héraut de l’extrême droite suprémaciste, exulte. Dans la foule compacte, beaucoup d’adolescents et de jeunes hommes, très peu de femmes. Certains, très jeunes, collent des autocollants avec le dessin d’une corde pour vanter l’adoption en mars, à l’initiative du ministre, d’une loi qui instaure la peine de mort pour les Palestiniens d’Israël ou des territoires occupés accusés de « terrorisme ». D’autres ont placardé l’image du rabbin Meir Kahane, mentor d’Itamar Ben Gvir dans sa jeunesse et leader historique de l’extrême droite suprémaciste, assassiné en 1990, et dont le parti politique avait été interdit en 1994.
La foule est joyeuse. A Jérusalem, lors de cette « marche des drapeaux » où, chaque année, des dizaines de milliers de juifs israéliens viennent célébrer la conquête et la colonisation de la partie est de la ville en 1967 à l’issue de la guerre des Six-Jours, le racisme est festif.
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