La défense civile de Gaza a annoncé mardi 14 juillet que huit personnes avaient été tuées dans le nord de la bande de Gaza après une frappe israélienne sur un poste de police palestinien, en dépit du cessez-le-feu conclu en octobre 2025.
« Huit martyrs, dont une femme, ont été transportés à l’hôpital Al-Chifa de Gaza après un bombardement israélien ayant visé un poste de police (…) à l’ouest du camp de Jabalia », ont déclaré ces services de premiers secours. L’hôpital Al-Shifa de la ville de Gaza, situé au nord du territoire palestinien, a confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) avoir reçu les huit dépouilles.
L’armée israélienne a déclaré à l’AFP avoir mené une frappe dans la région et a affirmé qu’elle visait des « terroristes », sans fournir plus de détails dans l’immédiat.
Au moins 1 110 Palestiniens tués depuis le cessez-le-feu
Dans un communiqué condamnant la frappe aérienne, le mouvement islamiste palestinien Hamas a précisé que le responsable du commissariat figurait parmi les personnes tuées lors de cette frappe.
Le Hamas, classé comme une organisation terroriste par de nombreux pays, a pris le pouvoir par la force dans la bande de Gaza en 2007, après avoir remporté les élections législatives de 2006. Le 6 juillet, il a dissous son administration civile à Gaza mais y reste la force dominante, notamment du fait de sa branche armée. Israël et le Hamas s’accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.
Au moins 1 110 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre 2025, selon le ministère de la santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l’Organisation des Nations unies (ONU). Dans le même temps, Israël a recensé de son côté six morts dans le territoire palestinien : cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la défense.
Les restrictions imposées aux médias par le gouvernement israélien et l’accès limité à Gaza empêchent l’AFP et Le Monde de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.