Six personnes, dont un enfant, ont été tuées, mardi 18 août, par une frappe aérienne israélienne sur le port de la ville de Gaza, ont rapporté les autorités sanitaires gazaouies, faisant également état d’une dizaine de blessés.
L’armée israélienne a déclaré avoir frappé une cible sur la côte de Gaza afin de neutraliser plusieurs commandants du Hamas, au moyen d’une « frappe aérienne précise visant à éliminer la menace ».
Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) qu’au moins six personnes avaient été tuées, « dont un enfant, et un grand nombre ont été blessées, à la suite d’un raid israélien contre des tentes de déplacés dans le port de Gaza ». L’hôpital Al-Shifa, de la ville de Gaza, a affirmé avoir reçu cinq corps et 13 blessés, dont l’un a été déclaré décédé un peu plus tard.
« Des avions de guerre israéliens ont tiré deux missiles sur le café Sweet and Bitter dans le port de pêcheurs, à l’ouest de la ville de Gaza », a expliqué sur place à l’AFP Mohammed Alghoul, un témoin.
Pression américaine
Selon les médias israéliens, l’armée israélienne a réduit ses opérations dans la bande de Gaza ces derniers jours sous la pression de Washington et ne mène plus que des frappes visant à neutraliser les menaces imminentes contre ses troupes ou à éliminer les personnes ayant participé à l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, qui a déclenché la guerre à Gaza.
Cette frappe survient au lendemain de la rencontre à Jérusalem entre l’émissaire américain, Jared Kushner, et le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui a réaffirmé qu’un retrait de l’armée israélienne n’aurait lieu qu’une fois le Hamas complètement désarmé.
Le mouvement islamiste palestinien, dont le dirigeant, Khalil Al-Hayya, s’était entretenu avec M. Kushner dimanche, a déclaré qu’il maintenait son engagement à respecter le plan de paix parrainé par les Etats-Unis, et a demandé que l’administration américaine fasse pression sur M. Nétanyahou pour qu’il respecte le plan.