Plus rapides, plus nombreux, plus destructeurs, les drones russes qui attaquent l’Ukraine loin au-delà de la ligne de front sont désormais propulsés pour moitié par des moteurs à réaction. Dans la nuit du 14 au 15 septembre, ce sont des drones à réaction qui ont frappé Kiev, notamment deux stations-service, contredisant l’annonce, faite la veille au soir par le président américain Donald Trump, d’un « accord de cessez-le-feu » sur les frappes visant les infrastructures énergétiques.
Depuis l’apparition des drones Shahed livrés par Téhéran à l’automne 2022, le complexe militaro-industriel russe s’est mis à en produire sous licence en grande série, avant de mettre au point ses propres versions. Ainsi est née la famille Gueran, numérotée de 1 à 5, qui sont toutes des versions adaptées au théâtre ukrainien. Similaires, les Gueran-1 et 2, copies respectivement du Shahed -131 et 136, étaient motorisés par des moteurs à hélices à deux temps, qui produisaient ce bruit caractéristique de mobylettes devenu au fil des années péniblement familier aux oreilles de millions d’Ukrainiens.
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