En direct Vendredi 11 Septembre 2026
Culture

Haïti | Face au chaos sécuritaire, le chef des évêques américains demande à Trump de freiner les déportations

Washington, 10 septembre 2026 — L’archevêque Paul S. Coakley, président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), a directement demandé au président Donald Trump de suspendre les expulsions massives d’Haïtiens vers Haïti, invoquant la dégradation sécuritaire

Haïti | Face au chaos sécuritaire, le chef des évêques américains demande à Trump de freiner les déportations
HaitiCreoleRadio.com

10 septembre 2026
Haïti | Face au chaos sécuritaire, le chef des évêques américains demande à Trump de freiner les déportations
Actualités Cas d'assassinat Diplomatie Religion Société

Haïti | Face au chaos sécuritaire, le chef des évêques américains demande à Trump de freiner les déportations

  • by Rezo Nodwes
  • 10 septembre 2026
  • 0 Comments
Image

Washington, 10 septembre 2026 — L’archevêque Paul S. Coakley, président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), a directement demandé au président Donald Trump de suspendre les expulsions massives d’Haïtiens vers Haïti, invoquant la dégradation sécuritaire et l’incapacité actuelle du pays à assurer leur accueil et leur réintégration. La lettre a été adressée à Trump le 8 septembre et rendue publique le 9 septembre.

Mgr Coakley affirme écrire en raison de sa « profonde préoccupation pastorale » face au nombre croissant d’Haïtiens renvoyés de force. Il rappelle notamment le massacre d’août à Kenscoff, où 47 personnes auraient été tuées, plus de 20 blessées et plus de 50 enlevées, parmi lesquelles des familles déplacées et des enfants réfugiés dans une église. Religion News Service situe correctement cet épisode à Kenscoff, tandis que certaines reprises de l’agence catholique l’ont présenté plus largement comme survenu à Port-au-Prince.

L’archevêque interpelle personnellement Trump sur le terrain de la responsabilité morale de l’État : « What good is the immense wealth, prosperity, and influence with which we have been blessed as a nation if not used in service of our humanity? » Il lui demande de ne pas « mettre davantage en danger des vies innocentes » par le renvoi de grands groupes vers un pays dépourvu, selon lui, d’un dispositif adéquat de réception et de réintégration.

Sa position ne constitue toutefois pas un rejet de toute politique d’éloignement. Coakley reconnaît le droit de l’État fédéral de réglementer l’immigration et admet que des expulsions individualisées, notamment pour des motifs de justice ou de sécurité publique, puissent être poursuivies. Son opposition vise principalement les déportations de masse ou indiscriminées vers Haïti.

Cette intervention prolonge une position déjà exprimée par l’USCCB. Le 29 janvier 2026, deux présidents de commissions épiscopales avaient demandé à l’administration Trump de maintenir les protections accordées aux Haïtiens, estimant qu’il n’existait « aucune possibilité réaliste » d’organiser leur retour en Haïti de manière sûre et ordonnée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Rezo Nòdwès est un journal numérique citoyen, indépendant et participatif, consacré à l’information, à l’analyse et au débat autour des réalités haïtiennes et de l’actualité nationale et internationale.

Notre mission est de contribuer à une information libre, accessible et diversifiée, en donnant une place aux faits, aux analyses, aux réflexions et aux différentes voix qui participent au débat public. Rezo Nòdwès entend ainsi offrir un espace où citoyens, journalistes, chercheurs, professionnels, acteurs sociaux et observateurs peuvent partager leurs points de vue et contribuer à une meilleure compréhension de l’actualité.

L’indépendance éditoriale constitue l’un des principes fondamentaux de Rezo Nòdwès. Le journal entend préserver sa liberté de ton et son autonomie face aux intérêts politiques, économiques ou institutionnels, tout en privilégiant la rigueur, la responsabilité et le respect des principes journalistiques.

Article précédent Esther Thomas, Lanmò SanJou et la question qui brûle : Croix…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !