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Haïti :Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe (Deuxième partie)

Par Robert Lodimus L’Affaire PetroCaribe réveillera probablement dans les mémoires le grand scandale de corruption enregistré au sein de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti présidée par les escrocs Bill Clinton et Jean-Marx Bellerive, après le tremblement de terre du

Haïti :Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe (Deuxième partie)
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7 août 2026
Haïti :Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe (Deuxième partie)                                
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Haïti :Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe (Deuxième partie)                                

  • by Rezo Nodwes
  • 7 août 2026
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    L’Affaire PetroCaribe réveillera probablement dans les mémoires le grand scandale de corruption enregistré au sein de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti présidée par les escrocs Bill Clinton et Jean-Marx Bellerive, après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti.

     Le vendredi 3 mars 2017, les Haïtiens apprenaient avec surprise la mort de l’ex-président René Préval des suites d’un accident cardio-vasculaire. Il avait dirigé la République durant dix ans. Sans interruption de ses deux  mandats obtenus dans l’intervalle de cinq ans. C’est sous le deuxième gouvernement de René Préval que l’État vénézuélien incluait Haïti sur la liste des pays bénéficiaires du programme PetroCaribe. L’accord a été signé en 2008. Soit deux années avant la catastrophe sismique du 12 janvier 2010 qui a détruit la ville de Port-au-Prince et ses banlieues. Le montant du prêt à très faible intérêt (1%) octroyé par le Commandant Chavez à ses bienfaiteurs de la Caraïbes pouvait atteindre un plafond de 30 millions de dollars US par mois, soit 360 millions de dollars l’an. Le remboursement devrait s’étaler sur 25 ans, avec une période de grâce de 2 ans, selon les modalités prévues dans les clauses du contrat. 

     Le généreux Révolutionnaire Hugo Chavez tenait à utiliser les ressources pétrolières pour libérer certains pays de l’Amérique des entraves de l’endettement imposé par les bailleurs de fonds pour ruiner leur économie et les maintenir plus longtemps – si ce  n’est pas toujours – dans les  chaînes de l’impérialisme hégémonique. D’ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM), la Banque interaméricaine de Développement (BID) voyaient dans la pratique stratégique des prêts de Chavez une concurrence déloyale qui visait à ralentir leur influence financière dans la région. Le manque de vision développementaliste des États « prévalien », « martellien » et « privertien » a enterré les espoirs soulevés par l’octroi du programme d’aide PetroCaribe à Haïti. La communauté internationale néolibérale, hostile au progrès social, à l’essor économique, à l’autodétermination politique du pays, porte aussi une grande responsabilité dans l’échec de l’initiative chavézienne. Les États dominants du Nord ont tout fait pour encourager le gaspillage et l’utilisation de ce fonds à des fins singulières. 

     La gestion de l’argent récolté de la vente du pétrole vénézuélien était confiée à l’organisme étatique dénommé Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD). Celui-ci jouait le rôle d’intermédiaire entre le Venezuela représenté par la PDVSA Petroleo S.A. et les compagnies qui s’occupent de la distribution des produits pétroliers qui sont la gazoline, le diesel, le kérosène, le mazout et l’asphalte. Dans le cadre de l’entente bilatérale, 40% à 70% [1] des montants retirés des transactions seraient transférés au Venezuela par l’entremise de la PDVSA

     Selon les informations disponibles, jusqu’au 30 septembre 2014, l’argent généré par l’écoulement du pétrole sur le marché local totalisait plus de 3 milliards 800 millions de dollars US. Le dernier rapport de la Cour supérieure des Comptes fait lui-même état d’une valeur monétaire estimée à 4 milliards 257 millions 598 mille 589 dollars et 12 centimes US. C’est la gestion incorrecte, malhonnête et frauduleuse de cette somme d’argent qui était destinée à changer les conditions de vie du peuple haïtien qui plonge le pays dans cette situation d’ingouvernabilité  politique, de faillite économique et de dégénérescence sociétale. « Quand la Nation demande des comptes », la panique s’installe toujours dans le camp des autorités irresponsables et incompétentes.

     L’Affaire PetroCaribe a suscité son premier scandale en 2010 avec l’enlèvement suivi de l’assassinat d’un fonctionnaire réputé pour son sens de professionnalisme. Robert Marcello dirigeait la Commission Nationale des Marchés Publics (CNMP). Il signifiait carrément au président René Préval et à son Premier ministre de l’époque, Madame Michèle Duvivier Pierre-Louis, qu’il était insatisfait de l’utilisation du prêt obtenu du Venezuela. Robert Marcello avait donc raison. Les enquêteurs PetroCaribe reprochent à René Préval et à son équipe d’avoir dilapidé, détourné 197 millions de dollars US dès l’installation du programme, et 163 millions de dollars US dans un second temps. Durant le premier mandat de René Préval, la population haïtienne voyait en ce président une personnalité exemplaire, au-dessus de tout soupçon de corruption. Il dénonçait publiquement des collaborateurs impénitents, pourtant qui faisaient partie de sa famille immédiate, et les envoyait en prison au pénitencier national pour fraudes administratives. 

Le manque de vision développementaliste des États «prévalien », « martellien » et « privertien »  a enterré les espoirs soulevés par l’octroi du programme d’aide PetroCaribe à Haïti.

     Le défunt fondateur du groupement politique INITE ne pourra pas répondre aux convocations de la Justice de son pays dans le cadre du procès qui est exigé par la clameur publique. Ronald Beaudin, l’ancien ministre des Finances de René Préval est aussi épinglé dans les rapports de Youri Latortue, d’Évalière Beauplan et de la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif (CSCCA). C’est à travers ses anciens Premiers ministres,  Madame Michèle Duvivier Pierre-Louis et M. Jean-Marx Bellerive que l’enfant de la Marmelade sera jugé, condamné ou innocenté.

     Cependant, nous serions presque en mesure d’écrire que la lutte pour blanchir et préserver intact la mémoire du président disparu est loin d’être une tâche facile. Surtout lorsque l’on pense aux révélations d’Amaral Duclona devant les instances judiciaires dominicaines sur les circonstances qui entourent le meurtre crapuleux de Robert Marcello.

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