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Haïti/TNT : Dans un exécutif divisé, même les réformes techniques deviennent des champs de bataille politiques

Une fracture exécutive qui transforme une réforme technique en enjeu de pouvoir, de contrôle des ressources et de survie politique. Le décret du 31 mars 2026 sur la migration vers la Télévision Numérique Terrestre (TNT) serait-il devenu l’otage des divisions au sein de l’exécutif fragmen

Haïti/TNT : Dans un exécutif divisé, même les réformes techniques deviennent des champs de bataille politiques
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20 mai 2026
Haïti/TNT : Dans un exécutif divisé, même les réformes techniques deviennent des champs de bataille politiques
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Haïti/TNT : Dans un exécutif divisé, même les réformes techniques deviennent des champs de bataille politiques

  • by Rezo Nodwes
  • 20 mai 2026
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Une fracture exécutive qui transforme une réforme technique en enjeu de pouvoir, de contrôle des ressources et de survie politique. Le décret du 31 mars 2026 sur la migration vers la Télévision Numérique Terrestre (TNT) serait-il devenu l’otage des divisions au sein de l’exécutif fragmenté haïtien ?

En Haïti, la publication au Journal officiel Le Moniteur, le 31 mars 2026, du décret portant sur la migration de la télévision analogique vers la télévision numérique terrestre (TNT) devait marquer un tournant historique pour le secteur des communications.

Plus d’une centaine de stations de télévision analogiques sont concernées, avec une extinction programmée des droits d’exploitation analogiques au 30 septembre 2027.

Ce texte, fruit d’un processus entamé depuis 2012 sous l’égide du CONATEL et en conformité avec les normes de l’Union internationale des télécommunications (UIT), vise à moderniser les infrastructures, optimiser le spectre radioélectrique et libérer les bandes précieuses — notamment les 700 MHz — pour le développement du haut débit mobile.

Pourtant, dans le contexte d’une division profonde au sein de l’équipe au pouvoir, ce décret risque fort d’être pris en otage. La Primature, dirigée par Alix Didier Fils-Aimé (profil technocrate et proche des milieux d’affaires), s’appuie sur les grands opérateurs de télécommunications — Digicel, Natcom et d’autres investisseurs privés du secteur télécom.

En face, le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) et la direction du CONATEL sont attribués ou fortement influencés par le courant Fanmi Lavalas.

Cette fracture exécutive transforme une réforme technique en enjeu de pouvoir, de contrôle des ressources et de survie politique.

La Primature et ses alliés du secteur privé voient dans la TNT une opportunité économique majeure. La libération du spectre permettrait d’accélérer le déploiement de la 4G/5G, de générer un « dividende numérique » substantiel pour l’État et d’attirer des investissements.

Les opérateurs télécoms, frustrés par la lenteur des réformes, poussent pour une transition rapide et une attribution plus ou moins « transparente » des fréquences libérées.

De l’autre côté, Lavalas contrôle les leviers réglementaires clés — MTPTC et CONATEL. Au-delà de la dimension politique, Lavalas est aussi un radiodiffuseur historique de premier plan via Radio Télé Timoun (Télé Timoun), média emblématique lié à la Fondation Aristide pour la Démocratie.

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