C’est évident pour tous : sous l’impérialisme américain et ses instruments de banditisme et de recolonisation à savoir les Nations unies, l’Organisation des États américains (OEA) et le dernier venu, la Communauté des Caraïbes (CARICOM) chaque entité est complice du processus de démantèlement de la nation haïtienne. L’impérialisme, sous prétexte d’aider Haïti, utilise ses cibles comme une arme à double tranchant pour imposer sa volonté politique et garantir ses intérêts économiques. Cette crise est sans précédent dans l’histoire du pays. Elle découle de l’échec total de la direction opportuniste au sein de la classe politique traditionnelle. Elle est le résultat direct d’un compromis conclu entre une certaine frange de la gauche et l’impérialisme américain, avec pour intermédiaire la bourgeoisie vassalisée représentée par le Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé.
Il est crucial que tous les Haïtiens conscients et attachés à leurs principes tant au pays qu’à l’étranger comprennent que les manœuvres de ces institutions, qui exécutent fidèlement le génocide des peuples, n’ont rien à voir avec la lutte contre la violence ou l’insécurité, sous quelque forme que ce soit. En effet, la déchirure du tissu national et l’incendie permanent de la nation font partie intégrante du projet de domination néocoloniale américaine en Haïti. Cette situation inédite que nous subissons dans toute sa brutalité depuis plus de vingt ans est entièrement le produit d’un laboratoire américain conçu pour mettre en œuvre des actions visant non seulement à déstabiliser le pays mais aussi à s’emparer de ses richesses.
L’objectif, avoué ou non, est de maintenir Haïti sous tutelle néocoloniale afin de contrecarrer les aspirations au changement des masses populaires et de freiner la marche du pays vers une société juste, digne et prospère. C’est au nom de cette lutte acharnée que les chiens de garde de l’impérialisme s’unissent pour bloquer toute initiative populaire et toute tentative de défense de notre souveraineté nationale.
En réalité, les visites successives des Secrétaires généraux des Nations unies ou de l’OEA ne sont que des mises en scène bien orchestrées, visant clairement à créer l’illusion d’une volonté d’aider tout en préparant progressivement le terrain pour leurs complots sordides. C’est dans ce contexte qu’il faut considérer l’annonce, par le Groupe de personnalités éminentes (GPE) de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), d’une prochaine visite en Haïti pour mener des entretiens avec des organisations politiques, des groupes sociaux et des représentants du gouvernement. La semaine dernière, lors d’une visite en Haïti, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a avancé une série de spéculations démagogiques visant à continuer de tromper le peuple haïtien. Ces revirements spectaculaires maintiennent la population dans l’attente d’un sauveur providentiel ou d’une aide économique de la part de la soi-disant Communauté internationale, alors même que le pays sombre toujours plus profondément dans le chaos.
Le piège est évident. Cette farce impérialiste doit cesser. En effet, dans une déclaration datée du 22 juin 2026 faite lors de la présentation des premiers résultats de la coopération en matière de sécurité entre l’Union européenne (UE), l’Organisation des États américains (OEA) et les autorités haïtiennes, le Secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, a annoncé son intention de se rendre en Haïti dans les semaines à venir. Il prévoit de poursuivre les consultations avec ses complices consentants : autorités nationales, acteurs politiques et sociaux, ainsi que partenaires régionaux et internationaux. Il est clair que les décisions issues des réunions internationales ne trompent plus personne ; pour les puissances impérialistes, elles ne sont que des outils pour contrôler les pays aspirant à la libération nationale.
Tout indique que l’impérialisme et ses vassaux suivent un scénario conçu pour saboter et détruire le pays et n’éprouvent aucun scrupule à s’y faire. Le plan d’ensemble veille à ce que les masses laborieuses vivent dans une agitation constante, sous un régime de terreur flagrante et d’instabilité notoire, sur fond de menace imminente de guerre civile et de règlements de comptes sanglants dans plusieurs quartiers pauvres notamment à Cité Soleil. En somme, l’impérialisme, l’ennemi juré du peuple haïtien ne ménage aucun effort pour entretenir ou attiser les affrontements criminels qui servent à justifier la présence de la Force de répression des gangs (FRG). Haïti est un pays asservi, une nation prise en otage. La terreur et le banditisme qui y règnent sont l’œuvre de l’impérialisme et de ses valets politiques, des réactionnaires corrompus imposés au pouvoir, au risque d’aggraver davantage la crise multidimensionnelle qui ravage le pays.
De tout cela émerge une certitude qu’il faut mettre pleinement en lumière. Le peuple doit contester ces attitudes empreintes de traîtrise et d’arrière-pensées afin de s’affranchir de cette tutelle criminelle. Washington déploie tous les moyens possibles et n’a aucun intérêt à voir Haïti se stabiliser ou mettre fin à l’injustice. Une telle situation irait totalement à l’encontre de ses objectifs, car elle permettrait au peuple de s’organiser et de renverser le chaos orchestré au plus haut niveau par la barbarie impérialiste. C’est de cet état de choses déplorable que nous voulons sortir, une fois pour toutes ! Et c’est pourquoi nous disons à l’impérialisme : « Cessez ces machinations destructrices du pays »
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