Objet cinématographique à peine identifiable. Les courses-poursuites nerveuses dans les ruelles sont dignes des meilleurs thrillers d’action, les rencontres avec de terrifiantes créatures relèvent de l’horreur et de la science-fiction, mais le tout est aussi saupoudré d’un humour trash et absurde aux moments où le spectateur s’y attend le moins. Hope, qui sort ce 28 octobre, est “un film qui fera date dans l’histoire du cinéma sud-coréen”, clame The Korea Times.
Aucune période précise n’est mentionnée dans le récit, mais le critique du journal anglophone de Séoul a reconnu les années 1980. Hope – qui donne son nom à l’œuvre – est un hameau calme, près de la frontière nord-coréenne (de vieilles affiches invitent la population à démasquer les espions). On devine l’endroit sans histoires.
Dans la toute première scène, “Bum-seok (Hwang Jung-min), chef d’un poste de police isolé, intervient après le signalement d’une vache mutilée abandonnée sur une route de campagne. Persuadés qu’un tigre rôde dans les parages, les villageois prennent les armes et partent en quête du prédateur.” Sans trop en révéler, signalons que le responsable de ce carnage est une créature infiniment plus inquiétante qu’un tigre.
Assumer ses excès
“Si les jeunes gens les plus intrépides, dont Seong-gi (Zo In-sung
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