« Au regard des défis posés par la crise migratoire qui sévit depuis 2018 en Manche et mer du Nord, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) va déployer de façon temporaire, à compter du mois de septembre, des moyens maritimes en complément des moyens [de recherche et de secours] français », annoncent les autorités chargées de la zone, dans un communiqué diffusé vendredi 4 septembre.
Deux navires espagnols de l’agence y seront déployés de septembre à octobre, puis un bateau lituanien prendra le relais de novembre à janvier, précise la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.
« Au même titre que les unités des autres administrations insérées dans ce dispositif, le rôle des moyens sous mandat Frontex sera exclusivement dédié aux opérations SAR [de recherche et de sauvetage]. L’agence ne participera pas à des opérations d’interception en mer », souligne-t-elle.
Le nombre de traversées clandestines de la Manche vers le Royaume-Uni en juin, juillet et août, mois qui connaissent généralement une augmentation de la fréquence des passages, est tombé à son niveau le plus bas depuis 2019, a annoncé lundi le gouvernement britannique, saluant le succès de son accord de coopération avec la France. Londres s’est engagé à verser jusqu’à 766 millions d’euros pour renforcer les moyens des forces de l’ordre françaises, dans le cadre de cet accord conclu en avril.
Selon l’agence de presse britannique PA, 102 small boats (« petites embarcations ») ont été dénombrées. Au total, 7 371 migrants ont effectué la traversée à bord de ces embarcations au cours de cette période, selon le décompte de l’Agence France-Presse, qui s’appuie sur les chiffres officiels, mais les passages à bord de canots plus grands se multiplient. Le 4 août, les équipages de navires français et britanniques ont secouru 173 personnes dont le bateau avait pris feu.