Moustache fine, veste de survêt jaune, et pantalon ample aussi noir que son bonnet, d’où jaillissent ses boucles sombres. La tenue qu’il s’est choisie pour son concert à Bruxelles aurait toute sa place sur un terrain de foot. Ino Casablanca ouvre sur Bissap du 20e, un hymne plein d’énergie dédié à tous les mal-aimés qui enchaînent les rejets. C’est un de ses grands thèmes, qu’il décline ici autour du XXe arrondissement de Paris, souvent stigmatisé. La foule s’enflamme alors et chante avec lui : “Ils s’plaignent de la haine qu’ils sèment / Ils ne veulent pas qu’on s’aime, qu’ils crèvent / Tomber love autour d’un bissap” (boisson d’Afrique de l’Ouest à la fleur d’hibiscus et à la feuille de menthe).
Des paroles qui, juste avant la présidentielle de 2027, se font plus graves, plus pressantes – comme une prise de position politique. C’est aussi le symbole d’une génération qui s’est politisée sans perdre le goût de la fête.
Qui est donc Ino Casablanca, qui se décrit comme un “jeune rebeu” dans sa chanson Clubmaster, dont le refrain ressasse ses cauchemars où surgissent Macron et la police ?
L’année dernière, le jeune artiste de 25 ans (Adam, de son vrai nom) a sorti deux mini-albums en l’espace de quelques mois. Le premier, Tamara, construit autour de ses relations personnelles et de
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“No Pasarán”, Aya Nakamura, Bérurier noir… des artistes français contre l’extrême droite
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