Une grande prière d’« adieux » et un absent. Retardées en raison de la guerre, les funérailles de l’ancien Guide suprême de la République islamique d’Iran, Ali Khamenei, mort le 28 février, ont débuté, samedi 4 juillet, dans la capitale, Téhéran, en l’absence de son fils et successeur, Mojtaba Khamenei.
Depuis samedi, de nombreux partisans de la République islamique ont convergé vers la Grande Mosalla-Imam Khomeyni, un vaste complexe religieux en construction depuis trois décennies, situé dans le quartier d’Abbas Abad. Sur une façade, un immense portrait de l’ayatollah, tout de noir vêtu, salue les pèlerins qui, dimanche 5 juillet, se pressaient dans la vaste esplanade intérieure, en agitant des drapeaux et des fanions rouges (symboles du martyre).
Ali Khamenei avait été tué, le 28 février, à l’âge de 86 ans, sous des bombardements israélo-américains, lors du premier jour de la guerre déclenchée contre l’Iran. Quatre mois plus tard, alors qu’un protocole d’accord signé entre Téhéran et Washington a mis fin aux hostilités, la République islamique est finalement en mesure d’enterrer son ancien Guide suprême, resté le plus longtemps au pouvoir depuis l’avènement du régime, en 1979. Son prédécesseur, et fondateur de la République islamique, l’ayatollah Ruhollah Khomeyni, avait été inhumé en 1989, en présence de plus de 10 millions de personnes. Les autorités espèrent une affluence supérieure pour les funérailles d’Ali Khamenei.
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