L’armée israélienne a affirmé, dans un communiqué, dimanche 28 juin avoir tué la veille « plusieurs terroristes armés » dans la zone du sud de la Syrie qu’elle occupe depuis la fin de 2024. Elle a ajouté qu’elle « continuerait » d’y opérer « et d’éliminer toute menace contre les citoyens de l’Etat d’Israël et contre » ses forces.
L’armée israélienne désigne par le terme « zone de sécurité » le secteur qu’elle occupe en Syrie – dans la zone tampon placée sous surveillance de l’ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan – depuis la chute du pouvoir de Bachar Al-Assad, à la fin de 2024.
Jeudi, le ministre de la défense, Israël Katz, avait affirmé qu’Israël comptait y maintenir ses troupes « pour une durée indéterminée », comme au Liban et dans la bande de Gaza.
Pourparlers directs
Israël, qui a également mené, depuis l’arrivée au pouvoir de nouvelles autorités islamistes, des incursions répétées en territoire syrien, ainsi que des bombardements, a déclaré vouloir une zone démilitarisée dans le sud du pays.
Israël s’est emparé de la majeure partie du plateau du Golan lors de la guerre israélo-arabe de 1967, puis a annexé les zones passées sous son contrôle, une décision qui n’a pas été reconnue par la majorité de la communauté internationale.
Malgré les tensions, les deux pays voisins ont tenu depuis la fin de 2024 plusieurs séries de pourparlers directs en vue de la conclusion d’un accord de sécurité, et sont convenus de mettre en place un mécanisme de partage de renseignements.