Josèfa Ntjam, hantée par les esclaves du Cameroun
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C’est un ovni dans le monde de l’art contemporain. Oui, chers messieurs, mais c’est quoi le féminin d’ovni? En sol majeur a rencontré Josèfa Ntjam pour la première fois en 2024 lors de la Biennale de Venise où, pour évoquer la figure de l’étranger, elle passait par la mythologie Dogon et la sédimentation du plancton.
Désaxer le regard habitué à nommer l’autre, c’est l’une des lianes de narration de Melle Ntjam, autrice, performeuse nominée pour l’édition 2026 du Prix Marcel Duchamp avec son film Mbindi. Habitée par une généalogie schizophrénique, dans ce film, elle crée un tête-à-tête avec son géniteur, elle l’invite à monter dans son vaisseau spatial, qui voyage sans escale, tout en exposant à Berlin, à Londres, à New York ou à Paris.
Cet enfant d’internet et de la diaspora africaine connectée à l’afrofuturisme et à la mythologie afro-descendante, qui ne sort jamais sans ses mangroves, ses pierres métamorphiques et son maquis, met du sens, du style, du sensible dans chacune de ses œuvres. Écrire, coller, filmer, sculpter, raconter ce qui ne l’a pas été : c’est le menu.
À écouter aussiJosèfa Ntjam, la femme sans nom
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