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#SessionLive avec Jason Del Campo & Sara Curruchich

De la guitare espagnole néoclassique à la lutte indigène guatémaltèque.

#SessionLive avec Jason Del Campo & Sara Curruchich
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#SessionLive avec Jason Del Campo & Sara Curruchich

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De la guitare espagnole néoclassique à la lutte indigène guatémaltèque.

Jason Del Campo et Sara Curruchich.
Jason Del Campo et Sara Curruchich. © Carla Lubrano Di Sbaraglione / Matita Rd
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Notre premier invité est le guitariste Jason Del Campo pour la sortie de l'album Atlas. 

Avec Atlas, Jason Del Campo propulse la guitare classique dans une sphère nouvelle et dévoile un roadtrip personnel jalonné par douze pièces instrumentales où l’infiniment petit côtoie l’infiniment grand. Au croisement des styles néo-classique et post-minimaliste, de Nils Frahm et Steve Reich, le guitariste lyonnais d’origine espagnole bâtit un monde sensible, tout en effleurements émotionnels, arpèges délicats et textures naturelles. Issu d’une famille d’artisans, Jason Del Campo aime à explorer le son et à le sculpter longuement, patiemment, jusqu’à faire ressortir ce qui palpite, respire, vit en lui. Attentif au bruissement de la matière, au grain, il donne à entendre le doigt glissant sur le bois, l’ongle caressant la corde, le frottement du corps sur la caisse de résonance, tout ce qui constitue le rapport charnel, profondément amoureux, du musicien à son instrument.

Jason Del Campo.
Jason Del Campo. © Carla Lubrano Di Sbaraglione

Il invite ainsi à écouter la mélodie au plus près de son surgissement et à (re)découvrir, dans un contexte épuré, le miracle de l’émotion, cette transmission fluidique d’une âme à une autre. Le titre qui ouvre l’album, « Barcelona 24/7 », apparaît comme exemplaire de cette façon singulière d’aborder la guitare. Pensé comme un retour aux racines espagnoles de Jason, il se déploie en vagues d’arpèges successives tel un prélude baroque du luthiste Johannes Hieronymus Kapsberger, mais reflète aussi bien, par sa progression de l’intime à l’épique, le vécu d’un musicien de notre temps. Il semble alors qu’un espace s’ouvre, empli de battements d’ailes et de doux froissements, d’écoulements infimes et de silences éloquents, impression que Paseo puis Wavin’ affinent encore en unissant les cordes du dobro. Un dobro trafiqué par son frère, chaudronnier de métier, sur lequel il a utilisé des cordes en nylon.

Jason Del Campo à RFI.
Jason Del Campo à RFI. © Laurence Aloir

Titres interprétés au grand studio :

Barcelona Live RFI

Wavin', extrait de l'album

Sombra Live RFI

Line Up : Jason Del Campo (guitare)

► Album Atlas (Auto-prod/The Orchard 2026)

Site internet | Instagram | Bandcamp

Puis, nous recevons Sara Curruchich pour la sortie de Mujer Indígena.

Sara Curruchich.
Sara Curruchich. © Matita Rd

Être une femme au Guatemala est un acte de résistance. Présenter Sara Curruchich reviendrait à dire que, en plus d’être une artiste, être une femme maya kaqchikel est en soi une déclaration politique, mais aussi une position identitaire radicale. Née en 1993 à San Juan Comalapa, Chimaltenango, dans une communauté kaqchikel de la région des hauts plateaux du Guatemala, Sara Curruchich appartient à un peuple avec une longue tradition artistique et un grand esprit de résistance et de lutte. Ainsi, sa proposition musicale est ancrée dans la conscience collective et individuelle des peuples, l’histoire, la mémoire, la culture, les langues et les luttes, le tout combiné à une affirmation personnelle. Sara Curruchich est la première auteure, compositrice et interprète indigène guatémaltèque à porter ses chants en kaqchikel – sa langue maternelle – et en espagnol à l’international. Sa voix et son message d’amour, de conscience, de respect et de défense de la vie sous toutes ses formes en font un porte-étendard de lumière et d’espoir pour de nombreuses femmes et hommes.

Sara Curruchich, Karla Gomez, Natalia Miranda et Sandra Moreno à RFI.
Sara Curruchich, Karla Gomez, Natalia Miranda et Sandra Moreno à RFI. © Laurence Aloir / RFI

Titres interprétés au grand studio :

Mujer Indigena Live RFI

Pueblos feat. Lila Downs, extrait de l'album

Poema a Favor de la Luz Live RFI

Line Up : Sara Curruchich (chant, guitare), Karla Gomez (basse), Natalia Miranda (batterie) et Sandra Moreno (marimba)

Traduction : Amaranta Lopez

► Album Mujer Indígena (Matita Rd 2026)

Site internet | Instagram | Derapage Prod | YouTube « Mujer Indigena »

Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant, Camille Roch

Traduction : Léa Boutin-Rivière

Réalisation : Donatien Cahu

«Mujer Indigena».
«Mujer Indigena». © Matita Rd

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